L'histoire du karaté

Le karaté a commencé probablement il y a de ça plus de mille ans. Ce fut à cette époque qu'un système de conditionnement physique visant à renforcer les corps des moines ainsi que leur détermination a été mis en place. Ces exercices sont devenus la base de la plupart des arts martiaux chinois. Cette méthode se propagea à plusieurs localités et éventuellement adopta le nom Shorin-ji Kempo. C'est cette méthode qui éventuellement fit son chemin aux Iles Ryukyu et se transforma en Okinawa-te, le précurseur du karaté moderne.

La petite île d'Okinawa fait partie d'un groupe d'îles comprenant le Japon moderne. Au début l'art martial du karaté était connu sous le nom de Te ou de "la main". Il n'y a pas de documents disponibles qui authentifient la date de l'apparition du karaté, mais il est généralement accepté que celui-ci soit arrivé à Okinawa très tôt. Le karaté était pratiqué en secret à Okinawa car selon un décret du gouvernement national au début des années 1600, la possession de n'importe quel type d'armes étaient interdite au peuple.

Le Te continua de se développer au cours des ans principalement dans trois villes d'Okinawa, soient: Shuri, Naha et Tomari. Chacune de ces villes était un centre pour une frange différente de la société soient respectivement les rois et la noblesse, les marchants et homme d'affaires et finalement les fermiers et les pêcheurs. C'est pour cette raison que plusieurs formes d'autodéfense se sont développées et se sont associées avec chaque ville, portant respectivement les noms Shuri-te, Naha-te et Tomari-te. Ensembles, ces disciplines portèrent le nom d'Okinawa-Te ou Tode, "La main chinoise".

Le caractère chinois qui est utilisé pour le mot Tode peut aussi se prononcer "kara" et le mot Te fut remplacé par karaté-jutsu ou "Art chinois de la main". Ceci a été changé plus au karaté-do par Gichin Funakoshi qui a adopté une signification alternative au caractère chinois de kara, soit "vide". A partir de ce moment, le terme karaté est venu qu'à signifier "main vide". Le Do dans karaté-do signifie "la voie" ou "le chemin" et renforce les éléments moraux et spirituaux de la discipline et de la philosophie du karaté.

Aujourd'hui il y a cinq styles de karaté au Japon, soient: Goju-Ryu, Shito-Ryu, Shotokan, Wado-Ryu et Chito-Ryu.

Goju-Ryu développé à partir du Naha-te, sa popularité est principalement due au succès de Kanryo Higashionna (1853-1915). Higashionna ouvrit un dojo à Naha en utilisant huit formes apportées de la Chine. Son meilleur élève fut Chyojun Miyagi (1888-1953) qui a fondé le Goju-ryu, "manière dure-douce" en 1930. Dans le Goju-ryu, l'emphase est mise sur la combinaison de techniques de blocage douces avec de fortes contres-attaques livrées en succession rapide.

Shito-Ryu fondée par Kenwa Mabuni (1889-1952) en 1928, celui-ci a été directement influencé autant par le Naha-te que le Shuri-te. Le nom Shito est une contraction dérivée du caractère japonais formé de la combinaison des noms des maîtres de Mabuni, soient Itosu Ankoh et Kanryo Higashionna. Les écoles de Shito-ryu utilisent un nombre élevé de kata (environ soixante) et le style met l'emphase sur la puissance dans l'exécution des techniques.

Shotokan a été fondé par Gichin Funakoshi (1896-1957) à Tokyo en 1938. Funakoshi est considéré comme étant le fondateur du karaté moderne. Né à Okinawa, il commença à étudier le karaté avec Yasutsune Azato, un des plus grands experts en cet art d'Okinawa. En 1921, Funakoshi introduit le karaté à Tokyo. En 1936, lorsque presque âgé de 70 ans, il ouvrit sa propre salle d'entraînement Le dojo fut nommé Shotokan d'après le nom de plume utilisé par Funakoshi pour signer ses poèmes dans sa jeunesse. Le karaté Shotokan est caractérisé par de puissantes techniques linéaires et de poses fortes.

Wado-Ryu "voie de l'harmonie" fut développé entre 1922 et 1929, et fut enregistrée en 1939, en tant que système du karaté développé à partir du ju-jitsu et du karaté, par Hironori Ohtsuka (1892-1982). Ohtsuka Sensei est reconnu comme étant le premier maître des arts martiaux à être décoré par l'Empereur du Japon avec un titre spécial et une médaille soulignant sa contribution au karaté-do. Il fut aussi l'assistant de Gichin Funakoshi. Ce style de karaté combine les mouvements de base du ju-jitsu avec des techniques d'évasion et en mettant l'emphase sur la douceur et la voie de l'harmonie comme discipline spirituelle.

Chito-Ryu fut développé par le maître du karaté d'Okinawa, Dr. Tsuyoshi Chitose (1898-1984). Après la guerre, il déménagea de Tokyo à Kumamoto et en mars 1946, il ouvrit le Yosei-kan de karaté-judo dans la ville de Kikuchi dans la préfecture de Kumamoto. Aujourd'hui la maison-mère du Chito Kai se situe dans la ville de Kumamoto. En 1952, Dr. Tsuyoshi Chitose nomma son groupe le "All Japan Chito Kai" et son style Chito Ryu Karate-do. Il basa ses techniques sur l'étude exhaustive du Shorei-ryu de Okinawa (Naha-te de Aragaki Ou) et le Shorin-ryu (Shuri-te de Kiyan Chotoku) ainsi que ses grandes connaissances de la médecine et de la philosophie pour ainsi former le Chito Ryu. Les caractères formant le nom Chito-ryu se traduisent par Chi=1000 (années d'âge), To=dynastie Tang en Chine, Ryu=Style. Ceci en vue de commémorer la tradition Okinawane que le karaté tire ses racines vieilles de plus de mille ans en Chine.

Ces cinq styles sont aussi devenus les styles principaux de karaté au Canada, avec le Chito-Ryu comme style fondateur de l'AKN.

Masami Tsuruoka a introduit le karaté traditionnel au Canada. Souvent appelé le père du karaté Canadien, M. Tsuruoka, qui est né au Canada, a étudié pendant les années 40 au Japon, où il a été l'un des élèves du docteur Chitose, l'un des plus grands maîtres du pays. Après son retour au Canada, en 1954, M. Tsuruoka à organisé les premières compétitions de karaté au pays et a jeté les bases de ce qui allait devenir l'Association nationale de karaté.

En 1964, lui et quatre autres professeurs fondèrent l'Association nationale de karaté (ANK) qui avait des bureaux à Toronto, Winnipeg, Calgary, Montréal et Québec. Modeste à ses débuts, l'association est maintenant devenue un organisme de grande envergure, grâce surtout au dévouement de ses membres fondateurs.

Le karaté est aujourd'hui un sport très bien structuré au Canada. L'Association nationale de karaté représente les divers styles de karaté traditionnel. L'Association regroupe les dix provinces canadiennes ainsi que les deux territoires du Canada. Le gouvernement fédéral reconnaît l'ANK comme étant l'organisme national chargé de régir le karaté au Canada, et lui fournit à ce titre une aide financière par l'entremise de Sport Canada. L'ANK a été établie pour promouvoir et favoriser le développement du karaté traditionnel partout au Canada, de sorte que les compétiteurs Canadiens sont aujourd'hui reconnus à travers le monde. Chaque province ou territoire possède sa propre association, qui représente ses intérêts au niveau national, et qui s'occupe des normes et du développement du karaté chez elle ou chez lui.

# Enviado em Quarta 07 Janeiro 2009 17:25

Chiffres de déplacement

JAPONAIS FRANÇAIS

Ichi (itch): Un
Ni (ni): Deux
San (san'): Trois
Shi (chi) ou Yon (I-onn): Quatre
Go (guo): Cing
Roku (rokou): Six
Shichi (chitchi): Sept
Achi (hatchi): Huit
Kû (kou): Neuf
Jû (jou): Dix
Jû-ichi: Onze
Jû-ni: Douze
Jû-san : Treize
Jû-shi: (Jû-yon) Quatorze
Jû-go : Quinze
Jû-roku: Seize
Jû-shichi: Diz-sept
Jû-hachi: Dix-huit
Jû-ku: Dix-neuf
Ni-jû : Vingt
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# Enviado em Quarta 07 Janeiro 2009 17:28

Techniques,Positions et Attaques de pied

Techniques,Positions et Attaques de pied
JAPONAIS - FRANÇAIS

Position

Dachi: Position
Fudo- dachi : Posture de combat (position d'assaut)
Hachiji- dachi : Pieds écartés, orteils vers l'extérieur
Hangetsu- dachi : Position du sablier large (pied gauche avancé)
Heiko- dachi: Position d'attente pieds droits, égal aux épaules
Heisoku- dachi : Position d'attente pieds joints
Kake- dachi: Position croisée (utilisée en kata)
Kiba- dachi : Position du cavalier, pieds parallèles
Kokutsu- dachi : Position vers l'arrière
Musubi- dachi: Position d'attente talons joints (pieds écartés)
Neko-ashi- dachi: Position du chat
Sanchin- dachi : Position du sablier
Shiko- dachi : Position du cavalier, pieds à l'extérieur (position du Sumo)
Uchi-hachiji- dachi: Position pieds écartés, orteils vers l'intérieur
Zen-kutsu- dachi: Position vers l'avant

Techniques de blocage

Jodan-Age- uke: Blocage en remontant( Blocage au visage )
Gedan- barai: Blocage bas (sous la ceinture)
Haishu- uke: Blocage du revers de la main
Hiji- uke: Blocage du coude
Hittsui- uke: Défense du genou

Jugi- uke: Blocage en croix des mains
Kake- uke: Blocage avec un crochet
Kakiwaki- uke: Blocage double en écartant
Kakuto- uke: Blocage avec le poignet plié
Keito- uke: Blocage avec le poignet refermé
Mikazuki- uke: Blocage du pied en croissant
Morote- uke: Blocage à deux mains
Osae- uke: Blocage poussé
Seiryuto- uke Blocage avec la base du sabre de main
Shuto- uke: Blocage avec le tranchant la main extérieur
Soto- uke: Blocage de l'extérieur vers l'intérieur(à l'estomac)avec l'avant bras
Sukui- uke: Blocage balayé (ramasser)
Teisho- uke: Blocage de la paume
Tettsui- uke: Blocage en marteau
Tsuki- uke: Blocage avec le poing
Uchi- uke: Blocage de l'intérieur vers l'extérieur (à l'estomac) avec l'avant bras
Ude- uke: Blocage avec l'avant bras


Attaques de pied

JAPONAIS FRANÇAIS
Fumikomi-geri: Coup de pied écrasant
Hittsui-geri: Coup de genou
Mae-geri: Coup de pied avant
Mae-geri keage: Coup de pied direct fouetté
Mae-geri kekomi: Coup de pied pénétrant
Mawashi-geri: Coup de pied circulaire
Mikazuki-geri: Coup de pied en croissant
Otoshi-geri: Coup de pied de haut en bas jambe en extension
Tobi: Sauter
Tobi mae-geri: Coup de pied sauté (vers l'avant)
Tobi nagashi mawashi ushiro-geri: Coup de pied arrière tournant balayé sauté
Tobi nagashi mawashi-geri: Coup de pied circulaire balayé sauté
Tobi yoko-geri: Coup de pied de coté sauté
Ushiro-geri: Coup de pied arrière
Yoko-geri: Coup de pied de côté
Ushiro-mawashi-geri: Coup de pied circulaire (cent quatre-vingt degrés, on frappe avec le talon ou la plante du pied)
Ushi-mawashi-geri: Coup de pied circulaire intérieur, on frappe avec le tranchant du pied)
Ura-mawashi-geri: on frappe un coup de pied circulaire, avec
la plante du pied ou le talon, en partant de l'intérieur.
Kakato-geri: Coup de pied marteau (on frappe avec le talon), du haut vers le bas!

# Enviado em Quarta 07 Janeiro 2009 17:34

L'histoire du kata

Les katas de karaté Shotokan ; l'héritage des Maîtres

Les katas sont au c½ur même de l'histoire du karaté. Ils sont l'héritage que nous lègue les grands maîtres. Chaque kata a un nom. Des noms comme Bassai, Empi, Jion,ou Sochin leurs ont été donnés à travers les siècles. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. Certains des noms japonais ont été crées récemment, mais la plupart sont originaires d'Okinawa et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créés. Dans certains cas l'origine du nom est évidente. Dans d'autres on peut juste essayer de deviner. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont composés les noms ne sont pas connus avec certitude et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.

Pour différentes raisons, les créateurs de kata n'ont pas écrit beaucoup de choses sur leur passion pour les arts martiaux et sur les concepts qu'ils voulaient faire passer en les créant. Un certain nombre de kata se sont perdus au cours de l'histoire, lorsqu'un maître ne trouvait pas de successeur convenable, il préférait parfois voir son kata disparaître avec lui-même. Il restait alors seulement le nom de kata dont le contenu demeurait inconnu. Parfois aussi la transmission ne se terminait pas complètement, lorsque le maître mourrait, ou le disciple abandonnait tout simplement sa pratique. Pratiquement aucun écrit n'a pu être retrouvé, car la transmission de la connaissance du savoir de Maître à élèves se faisait de manière orale, de plus à l'époque peu d'entre savaient lire ou écrire. Habituellement, un Maître avait un élève interne (Uchi-Deshi) et un élève externe (Soto-Deschi). Le successeur officiel était le Soto-Deschi, et pourtant celui-ci n'est pas le détenteur de toutes les clés du savoir contenu dans les katas du Maître. Ces secrets étaient détenus par le Uchi-Deshi, d'où une perte de certain enseignements.

L'idée même que vous êtes en train de réaliser une technique qui a été transmise de maître à élève depuis 50 ans et dans certains cas depuis 400 ans, est fascinante et peut apporter de l'humilité. Ces exercices apportent bien plus que de la sueur et de la fatigue au karatéka, ils apportent une impression de perpétuité.

Un kata de karaté se présente comme une suite de mouvements toujours exécutés de la même façon et dans les même direction, il sont destinés à transmettre les principes originels des différents budos. Les katas sont des exercices codifiés, où on trouvera de 20 à 60 mouvements ou techniques. Selon le degré de difficulté du kata, le karatéka effectue des techniques qui simulent un combat établi selon un cheminement précis contre plusieurs adversaires. Bien sûr, ils sont imaginaires, mais chaque mouvement, chaque technique doit être exécutée avec l'état d'esprit d'un combat réel. Les katas formaient jusqu'à la dernière guerre, avec les assauts conventionnels, la seule forme d'enseignement du karaté, ils contiennent toutes les techniques transmises par les maîtres et en y consacrant du temps, le karatéka peut y découvrir une importante source de progression. Ainsi, certaines techniques du karaté ont été développées dans un contexte bien particulier, par exemple les tobi-geri (coup de pied sautés) étaient utilisés pour désarçonner un Samouraï.

Efficacité et pureté technique

"Karate ni sente nashi" a-t-on pris le soin de graver sur le tombeau de Gichin Funakoshi. Un monument dédié à sa mémoire est placée actuellement dans le Monastère Zen d'Engaku-ji en Kamakura : le karatéka ne fait pas la première attaque. En karaté, il n'y a pas d'avantage à la première attaque était en effet la phrase que le fondateur du karaté moderne avait choisie pour définir le karatéka. Le fait que tous les katas commencent par un blocage a la même signification. Le kihon, l'exercice de base, insiste également sur les blocages qui doivent garder une place primordiale dans chaque entraînement disait Masatoshi Nakayama. Il est intéressant de constater qu'un kata commence toujours par une technique défensive, ceci afin de rappeler à tous que le karaté ne doit servir qu'à se défendre. Il compte toujours un ou deux temps forts où l'on pousse un cri abdominal bref, le kiaï, qui aide à concentrer toute notre énergie : c'est le moment où on "porte un coup décisif" contre un adversaire plus coriace que les autres. Un des buts du kata est de faire se rejoindre efficacité et pureté technique, aussi le respect scrupuleux de la forme du kata est-il un critère indissociable de sa réussite. Bien que le kata soit un exercice formel, il ne reçoit sa signification qu'associé à son interprétation, le bunkaï.

Tant de kata, si peu de temps

Le développement du karaté et le foisonnement des styles ont provoqué une prolifération des katas où le débutant peut se perdre facilement. Une trentaine cependant sont originaux seulement, les autres seraient des formes dérivées ou des créations nouvelles à partir d'anciens katas. Vous n'avez qu'à assister à une compétition de kata pour constater que le Bassai de Shito-Ryu ressemble au Bassai dai de Shotokan par exemple. C'est, entre autres, le cas des Heian (ou anciennement Pinan : paix et tranquillité) et de Ten no kata, créés par maître Gichin Funakoshi à partir de Kanku et Bassai; ou des Taikyoku, versions simplifiées des Heian créées par son fils Yoshitaka.



Tous les katas anciens sont influencés par deux grands courants d'origine de l'Okinawa-te, soit le Shuri-te (Shorin-Ryu) où les mouvements sont longs, rapides et légers, ou le Naha-te (Shorei-Ryu) aux mouvements lents, contractés développant la musculature et la maîtrise de la respiration. Le Tomari-te restera une tendance mineure très proche du Shuri-te.

Dans le Shuri-te, on retrouve les Heian, Bassai, Kanku, Empi, Gankaku, Gojushiho, Meikyo, Chinte. Jiin, Wankan.

Dans le style Naha-te, on retrouve Hangetsu, Saipa, Sanchin, Sanseru, Kurunfua, Superrinpai, Shiso-shin, Sochin, Jutte, Jion, Tekki. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. Funakoshi a renommé les kata avec des noms Japonais pour ne pas froisser ses hôtes lors

Funakoshi écrit dans son ouvrage, Karaté-do Kyohan : « ... Néanmoins, si les kata doivent être classés, on peut de manière très générale distinguer deux grands groupes : ceux appartenant à Shorei-Ryu et ceux appartenant à Shorin-Ryu . La première met l'accent sur le développement de la force physique et de la puissance musculaire ; elle est frappante de par l'impression de force qu'elle dégage. Par contre, l'école Shorin est très légère et très rapide, avec des mouvements très prompts vers l'avant et vers l'arrière, qui ne sont pas sans rappeler le vol vif du faucon. Les kata de Tekki ainsi que Jitte, Hangetsu et Jion, entre autres, appartiennent à l'école Shorei, alors que les kata de Heian, Bassai, Kanku Empi, Gankaku et d'autres sont apparentés à l'école Shorin... Les deux styles développent l'esprit et le corps et l'un n'est pas meilleur que l'autre. Ils ont tous deux leurs points faibles et leurs points forts et ceux qui veulent étudier le karaté doivent reconnaître ces points et les étudier en conséquence. Source; Karaté-do Kyohan par Gichin Funakoshi, trad. Tsutomi Ohshima - Ed. France Shotokan, Paris, 1979

Le long chemin de l'apprentissage du karaté

Lors d'une pratique en groupe, les débutants apprennent les nouveaux katas en suivant les gradés. et les gradés améliorent leur exécution des katas. Soit le kata est réalisé tous ensemble de manière à ce que les pratiquants puissent s'investir et apprendre les uns des autres, soit il se fait par ordre de grades de manière à ce que tout le monde puisse approfondir ceux de son niveau.

Le kata représente un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Étant codifié de manière rigoureuse, il s'effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraînement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat. Selon la tradition japonaise, l'apprentissage des arts martiaux s'effectue en trois étapes majeures : Shu, Ha et Li.

Shu: L'étape où l'élève apprend à exécuter correctement les techniques en imitant le professeur. C'est la découverte des éléments qui interviennent dans l'exécution d'une technique classique. C'est la correction continuelle de soi pour faire correspondre le plus possible notre technique à celle du professeur. On prend conscience de la respiration, du hikite, de la rotation, de la position et de tous ces éléments qui, juxtaposés, développeront une technique efficace de karaté. Cette étape part de la ceinture blanche et se rend facilement au premier dan (ceinture noire) et même au-delà. Car, en karaté, la ceinture noire n'est que le début de la connaissance de l'art.

Ha: Le karatéka parvient à cette étape aux environs de la ceinture noire, après des années de pratique assidue. C'est un approfondissement de la méthode, une identification avec les gestes qui lui ont été enseignés. Le mouvement est "maîtrisé" et sort spontanément. Le réflexe est forgé, profond, naturel. Le karaté fait maintenant partie intégrante de l'élève. Les éléments divers tels que la respiration, le kime, le hikite s'harmonisent pour donner une technique réussie. Sa forme ne comporte plus d'erreurs majeures, ce qui la rend garante d'une efficacité réelle. Le travail de l'esprit commence aussi à porter fruit : le karaté monte d'un cran et se rapproche parfois de l'art.

Li: Selon les japonais, c'est l'art proprement dit. C'est la maîtrise du karaté, la renaissance, l'éveil de l'individu au-delà de la technique. Le maître a tout assimilé et s'est "trouvé", comme l'artiste. Le karaté s'est personnalisé, le maître a retaillé le karaté à sa dimension propre, en harmonie avec son être profond, son unicité. Des états mentaux de qualité supérieure (quiétude, sérénité) imprègnent souvent l'esprit et l'agir des individus qui atteignent ce niveau. Le long cheminement dans l'effort a mené à une qualité d'être et de conscience qui, à son tour, transparaît dans l'art du maître. C'est l'atteinte de l'équilibre entre l'esprit et le corps, aussi peut-on parfois lire qu'il est question d'illumination, de satori chez certains individus dans la tradition orientale.


Les points importants de l'exécution d'un kata



1. Ordre correct; Le nombre et la séquence des mouvements sont déterminés. Ils doivent tous être accomplis.

2. Début et fin; Le kata doit commencer et finir au même endroit sur embusen

3. Signification de chaque mouvement; Chaque mouvement défensif ou offensif, doit être parfaitement compris et complètement exprimé.

4. Conscience de la cible; Le karatéka doit connaître la cible et savoir quand exécuter une technique.

5. Rythme et synchronisation; Le corps doit être souple, jamais trop tendu, et le rythme adapté à chaque kata. Il y a trois facteurs nécessaires à un emploi correct de la force : la rapidité, ou la lenteur, dans l'exécution d'une technique, l'étirement et la contraction des muscles.

6. Bien respirer; La respiration doit changer en fonction des situations, mais il faut généralement inspirer en bloquant, expirer en exécutant une technique finale, et inspirer et expirer en exécutant des techniques successives. Le kiai est lié à la respiration. Il se produit au milieu ou à la fin des kata, au moment ou la tension est maximale. En expirant très brusquement et en contractant l'abdomen, il est possible de donner plus de puissance aux muscles.

# Enviado em Quarta 07 Janeiro 2009 17:46

Signification des noms des kata

Heian (shodan, nidan, sandan, yondan et godan) : Paix et tranquillité; famille de cinq kata dits éducatifs qui comprennent la plupart des techniques de base.
Bassai-Dai et Bassai-Sho : Pénétrer la forteresse; ces deux kata , dai pour la version longue et sho pour la version courte, sont très distincts et exigent une grande puissance.
Tekki (shodan, nidan et sandan) : Cavalier de fer; les trois Tekki, où la position prédominante est kiba-dachi, position du cavalier, ont la particularité de s'exécuter dans un seul et unique axe (enbusen).
Kanku-Dai et Kanku-Sho : Regarder le ciel; Kanku-Dai est le plus long des kata en Shotokan puisqu'il comporte 65 mouvements.
Empi : Vol de l'hirondelle.
Jion : Du nom d'un temple boudhiste ; la garde de départ rappelle les écoles de boxe chinoise.
Jitte : Main de la pitié. Encore appelé JUTTE ( 10 mains) au Japon; sous-entend un combat contre dix adversaires.
Ji'in : Amour du Boudha, les trois kata, Jion, Jitte et Ji'in, appartiennent probablement à la même école. La garde de départ rappelle les écoles de boxe chinoise.
Hangetsu : Demi lune; ce kata est en partie respiratoire, et est le seul à ce titre en Shotokan.
Gankaku : Grue sur un rocher : donne l'accent sur la puissance et l'équilibre sur une jambe.
Chinte : Main secrète; vestige de forme ancienne à majorité de techniques circulaires et deux piques de la main (en réalité à deux doigts : nihon nukite).
Sochin : Force tranquille; particulièrement intéressant à cause de la position fudo-dachi à tel point que le kata a donné son nom à cette même position (sochin dachi).
Gojushiho-Sho et Gojushiho-Dai : 54 pas : ici, Sho et Dai ne font pas référence à la longueur du kata, mais à l'amplitude des mouvements.
Nijushiho : 24 pas; le rythme est particulier grâce à une succession de temps rapides et lents.
Unsu : Main en nuage; c'est le seul kata comprenant un mawashi geri.
Meikyo : Polir le miroir; possède un saut très particulier, sankaku-tobi-geri.
Wankan : Couronne du roi; c'est le plus court des kata Shotokan. Il contient une technique difficile mais efficace, et ce deux fois.

# Enviado em Quarta 07 Janeiro 2009 17:51